Le statut de la régie 

Le type de statut de la régie des eaux de notre commune est une question importante, c'est la raison pour laquelle nous avons préparé ce dossier. 
Deux formes juridiques sont à priori possible (voir site CARTEL)

La régie dotée de la seule autonomie financière

Cette forme d’organisation s’apparente un peu à la situation actuelle. La régie est dotée d’un conseil d’exploitation, qui n’a qu’un rôle consultatif, la réalité du pouvoir est entre les mains du maire et du conseil municipal.

Avantage
C’est le conseil municipal et le maire qui dirigent en fait la régie en s’appuyant éventuellement sur le conseil d’exploitation.

  Inconvénients :
- Dans la pratique, nous avons constaté qu'au sein du conseil d’exploitation actuel il existe deux types de membres, les membres à part entière (les élus), qui siègent aux commissions d’appel d’offre, choisissent les entreprises, et les autres (les représentants des usagers) qui sont informés des décisions prises.
- Des aspects importants ne sont pas discutés au sein du conseil (par exemple le prix de l’eau est fixé par le maire de manière unilatérale, le choix des prestataires n’est pas du ressort du conseil).
- Dans le cas de notre commune on peut également s’interroger sur la plus value apportée par le conseil

municipal compte tenu des blocages actuels.

La régie dotée de  l'autonomie financière et de la personnalité morale

La collectivité n’exerce plus qu’un contrôle périodique sur le service qui est géré par un conseil d’administration. (voir dans le détail les articles du CGCT)

Avantage
Le service est géré par un organisme spécialisé, sans doute moins "politique" que le conseil municipal (cela peut être un avantage dans le contexte de notre commune).

Inconvénients
- Risque de dérive du conseil d’administration et nécessité, à notre avis d’instaurer des gardes fou pour les éviter.

Compte tenu du contexte de la commune notre préférence va au deuxième type d’organisation - régie dotée de l'autonomie financière et de la personnalité morale - qui nous paraît à priori plus efficace à condition toutefois de prendre certaines précautions. 

Pour aller plus loin sur le fonctionnement des régies

Les statuts du conseil d'administration 

Les aspects importants qui nous paraissent devoir être pris en compte pour que le conseil d'admi-

 nistration puisse fonctionner dans de  bonnes conditions sont les suivants

La composition du conseil : le conseil devra se composer de 12 membres (dont quatre membres de la majorité, trois membres de l' opposition et cinq représentants des usagers).
Le conseil devra avoir en son sein un bureau, (trois membres élus par le CA) chargé de suivre les décisions prises par le conseil d’adminis- tration.
Une commission de deux membres du conseil municipal (l'un issu de la majorité et l'autre issu de l'opposition ) fera chaque année un "diagnostic" du fonctionnement du conseil d'administration et proposera des pistes d'amélioration.
Une réunion publique annuelle sera organisée avec les usagers.

Questions annexes :

- Commission consultative des usagers à partir de 10 000 habitants (voir modification de la loi)
- Pas de rémunération des membres du conseil d'administration
- Les membres qui n'assistent pas aux réunions ne font plus partie du conseil au delà d'un certain nombre d'absences non justifiées.

Ces dispositions sont évidemment réversibles, la municipalité (ou la suivante) pourra toujours décider de modifier les statuts.

Voici notre proposition qui modifie la version initiale des statuts du conseil d'administration.

Le point de vue des représentants des usagers

Dans le cas d'une régie dotée de l'autonomie financière et de la personnalité morale, la réalité du pouvoir sera assurée par le conseil d'administration. La répartition des sièges telle que nous la préconisons au sein de ce conseil permettra un équilibre, aucun groupe (majorité, opposition, représentants des usagers) ne détiendra seul le pouvoir, chacun devra collaborer avec au moins un autre pour avoir une majorité. Il  nous paraît également important, de garder un lien avec le conseil municipal, il nous semble nécessaire en effet d'avoir toujours un regard extérieur pour éviter des dérives éventuelles.

L'acceptation de ces principes conditionne notre participation éventuelle au futur conseil d'administration de la régie des eaux.

Pour aller plus loin 

Modes de gestion des services de l'eau en France (IFEN - 2003)

Enquête sur la gestion de l'eau potable en France (IFEN - 2001)

Conseil d'exploitation de la Régie des eaux de Venelles